Durant la guerre, des Juifs et des non-juifs résistèrent aux nazis, dans toute l’Europe occupée. Ces combattants résistants volaient des armes, faisaient sauter des voies ferrées, tendaient des embuscades aux soldats allemands, fabriquaient des faux-papiers, cachaient soldats ou Juifs, etc.
En France, c’est après la signature de l’armistice, le 22 juin 1940 qu’un certain nombre de français choisissent de s’opposer, à l’occupant allemand et au régime de Vichy. Pour certains, c’est après l’appel du 18 juin 1940, lancé par le Général de Gaulle.
Des civils se cachent, notamment pour ne pas partir pour le STO, Service du Travail Obligatoire, en Allemagne. Certains rejoignent le "maquis" pour créer des troupes armées et combattantes. D’autres restent chez eux mais aident, par exemple des Juifs, en les cachant, en les aidant à fuir ou à se procurer des faux papiers.
Des fonctionnaires choisissent aussi de résister, le plus connu étant Jean Moulin. Ancien préfet, il rencontre le général de Gaulle à Londres en 1941. Chargé d’unifier les différents mouvements de la résistance, il parvient à créer le Conseil national de la résistance (CNR), avant d’être arrêté par la Gestapo le 21 juin 1943. Il décède lors de son transport en Allemagne, le 8 juillet de cette même année.
Des militaires quittent la France pour poursuivre le combat. C’est le cas de Philippe de Hautecloque, plus connu sous le nom de Général Leclerc.
Sur le point d’être fait prisonnier par les allemands en Belgique en mai 1940, il s’enfuit et rejoint des troupes françaises qui combattent encore. Fait prisonnier, il arrive à se faire libérer en indiquant qu’il aurait été réformé en tant que père de famille de 6 enfants. Le 15 juin, il participe à une contre-offensive dans la plaine de Champagne, au cours de laquelle il est blessé à la tête. De nouveau prisonnier, il réussit encore à s’enfuir de l’hôpital le 17 juin 1940.
Après avoir revu sa famille, il rejoint l’Espagne puis Londres, le 24 juillet 1940 où il retrouve le Général De Gaulle. Celui-ci lui donne pour mission de rallier l’Afrique-Équatoriale française à la France libre.
Le 28 août 1940, toute l’Afrique-Équatoriale française, à l’exception du Gabon, s’est ralliée au Général de Gaulle. Leclerc continue le combat en Afrique où il est nommé en mars 1942 commandant supérieur des troupes de l’Afrique française libre.
Leclerc est nommé général de division le 25 mai 1943, de la 2e division blindée (2e DB), qui s’entraîne au Maroc jusqu’en avril 1944, avant de rejoindre l’Angleterre, où elle est affectée à la 3e armée américaine du général Patton. La 2e DB débarque le 1er août 1944 dans la Manche et participe à la libération de la Normandie.
Leclerc demande rapidement l’autorisation à "ne plus perdre un seul homme ici et libérer Paris, la capitale de la France". Le 19 août 1944, Leclerc obtient l’autorisation des alliés, inquiets par le début de l’insurrection populaire. La 2e DB fonce vers Paris où elle appuie les forces résistantes parisiennes dirigées par Rol Tanguy. Le 25 août 1944, le général Leclerc reçoit la reddition du général von Choltitz, gouverneur militaire allemand de Paris, négociée préalablement par Rol Tanguy.
De Gaulle et Leclerc descendent alors côte à côte l’avenue des Champs-Élysées le 26 août alors qu’éclatent encore des accrochages sporadiques.
Voici les insignes en haut à gauche de la France Libre, en bas des FFI et à droite de la 2eDB :
Les Résistants sont valorisés et l’on peut trouver rapidement à la fin de la guerre des récits ou fictions les mettant en valeur, comme cette fiction parue en 1945. Cette double page raconte le massacre de villageois par les Allemands, suite auquel un adolescent qui y a échappé, entre en Résistance.
Les Français, au fur et à mesure qu’ils sont libérés, célèbrent les Alliés. A Paris, par voie d’affiche, on les encourage à pavoiser leurs maisons et on leur indique les couleurs et motifs des drapeaux des Alliés :
Voici des exemples de créations réalisées à cette occasion :
Ma propre grand-mère, Jeanne, âgée de 23 ans, célèbre la libération de sa ville, Montluçon, au même moment que Paris, en portant cette broche :
Les troupes armées et la résistance intérieure progressent à travers la France pour la libérer. En chemin, certains ne peuvent que constater les dégâts faits et les crimes commis par les Allemands au cours de leur fuite. Le frère de ma grand-mère, Louis, découvre le village d’Oradour-sur-Glane après le passage meurtrier de la division allemande "Das Reich" qui a détruit le village et tué les 643 habitants présents :
Malheureusement, la joie de la Libération a parfois laissé place à des actes violents sanctionnant les collaborateurs avec l’occupant nazi, dont ont été particulièrement victimes des femmes. Dans un premier temps, cette épuration a été spontanée, hors de toute règle du droit, avant que le Gouvernement provisoire mette en place des tribunaux d’épuration (épuration légale).
La collaboration "commerciale" a été moins victime de cette épuration spontanée que la "collaboration amoureuse". Les femmes françaises ayant eu des relations avec des allemands étaient exhibées en place publique, tondues, victimes de d’insultes, crachats, etc. Elles ont généralement du fuir leur région, surtout si elles étaient enceintes, pour protéger "l’enfant de la honte", qui n’a souvent su que tard qui était son père. Ici, cette photo du célèbre photographe Capa, prise à Chartres
Certains collaborateurs ont changé opportunément de camp et rejoint la Résistance juste au moment de la Libération pour échapper à cette épuration.
Pour compléter, découvrez ces vidéos :
Sur Leclerc et la 2e DB, découvrez cette vidéo du YouTubeur NotaBene
Le YouTubeur DocSeven vous présente 7 résistants, dans une vidéo réalisée au Musée de la Libération de Paris - Musée du Général Leclerc - Musée Jean Moulin dont vous a parlé M.Daubard
Enfin, sur la Libération et l’épuration











