Bonjour à tous,
J’espère que vous allez toujours bien et avez passé une bonne semaine !
Aujourd’hui après quelques informations parues dans les derniers magazines reçus au CDI, pour notre dernier rendez-vous je vous propose un spécial « 6 juin 1944 : le D-Day » !
1/ Restons bien informés
Je vous ai informés des tests proposés par la ville de Melun du 3 au 5 juin pour ceux qui pensent avoir eu la Covid-19. Découvrez à quoi peuvent servir ces tests :
Parmi les dernières fake news en circulation, découvrez celle-ci, concernant un possible vaccin contre la Covid-19
D’autre part, en période de confinement nous avons tous particulièrement utilisé nos smartphones ou tablettes et surfé sur les réseaux sociaux, regardé des vidéos, téléchargé des jeux etc. Lisez cet article pour voir comment assurer la sécurité de vos données personnelles laissées sur Internet
2/ 6 juin 1944 : le D-Day
Radio Londres et ses messages brouillés par les allemands dans l’émission des « Français qui parlent aux Français » sont restés dans l’histoire. Parmi les phrases codées les plus connues, deux vers de Verlaine symbolisent à eux seuls l’annonce du débarquement pour les résistants Français...
5 juin 1944, 21h15. L’introduction musicale vient de se terminer… Les messages personnels commencent. Les premières notes de la 5ème symphonie de Beethoven, (en Morse est un « V » comme Victoire)
Le premier vers est donné une fois, puis une seconde, comme c’est usuel .
Les sanglots longs des violons de l’automne... Je répète... Les sanglots longs des violons de l’automne,
Et le pied tant attendu est enfin lancé…
Blessent mon coeur d’une langueur monotone... Je répète... Blessent mon coeur d’une langueur monotone.
Au même moment la flotte a quitté l’Angleterre et le débarquement est maintenant une question d’heures...
Le D-Day (ou Jour-J) est le plus grand débarquement de soldats de l’histoire.
Environ 130 000 Britanniques, Américains, Canadiens et Français participent à cette opération baptisée « Overlord » (seigneur). Préparée depuis 1943, elle est dirigée par le général américain Eisenhower. Seuls 177 sont français. Leur groupe est surnommé le « commando Kieffer », du nom de leur chef.
L’objectif des Alliés est de débarquer sur 5 plages normandes, rebaptisées pour l’occasion avec des noms de code : Sword, Juno, Gold, Omaha et Utah.
Quelques heures avant l’arrivée des soldats, des avions alliés larguent du matériel et des hommes à l’intérieur des terres. L’armée allemande en repère certains mais ses dirigeants ne s’inquiètent pas : ils ne croient pas à la possibilité d’un débarquement en Normandie.
Le 6 juin 1944 à 6h30, les premiers combattants débarquent sur les plages Utah et Omaha. Les affrontements sont terribles.
Le commando Kieffer est sous les ordres de la Royal Navy, la marine britannique. Les soldats français arrivent à Sword Beach à 7h30. Les Britanniques leur ont proposé d’être les premiers à poser le pied sur les plages de leur pays. Ils ont une mission : s’emparer d’un casino transformé en bunker par les Allemands. À 11 h 30, les soldats du commando Kieffer ont atteint leur objectif.
À la fin de la journée, l’opération est une réussite : les plages sont conquises. Malheureusement 10 000 soldats alliés sont morts, dont 10 français.
Après le Débarquement, les combats se poursuivent : c’est la bataille de Normandie, menée par les Alliés pour reconquérir tous les territoires occupés par les Allemands.
Le commando Kieffer y participe durant 2 mois. En novembre 1944, il est envoyé aux Pays-Bas (Europe).
La libération de la France commence.
Fred et Jamy nous font revivre de façon très vivante et captivante le débarquement de Normandie du 6 juin 1944
Découvrez ces images d’archives réunies par l’INA (Institut National de l’Audiovisuel)
Voici le seul assaut filmé le 6 juin 1944 le débarquement d’une unité canadienne (on en voit le début dans les images de l’INA)
Découvrez le parcours du célèbre photographe et reporter de guerre Robert Capa, qui a pris 11 clichés pendant ce débarquement auquel il a lui-même participé.
Ces photos paraîtront dans le magazine américain Life, le 19 juin 1944 :
Les soldats avaient pour beaucoup une vingtaine d’années. Les rares survivants sont maintenant centenaires. Comment ont-ils vécu ce débarquement, la bataille de Normandie et la Libération de la France ?
Ecoutez les informations données sur Radio Londres pendant l’émission « Ici la France », avec notamment un discours du Général De Gaulle
Regardez le compte-rendu fait aux actualités françaises le 30 juin 1944 (point de vue des Alliés)
L’année 2019 a marqué le 75e anniversaire du Débarquement, de nombreuses commémorations ont eu lieu à cette occasion.
Elles se déroulent généralement sur les plages du Débarquement
… mais aussi dans les immenses cimetières dédiés à chaque pays Allié. Ici par exemple le cimetière américain de Colleville-sur-Mer
Sont encore visibles de nombreux vestiges des bunkers et défenses allemandes, des trous d’obus, etc., maintenant protégés et mis en valeur avec des plaques ou monuments
Pour le 70e anniversaire du débarquement, francetv éducation a proposé un mini site thématique sur le Jour-J avec des documents pour mieux comprendre et des quiz.
Lumni propose de nombreuses vidéos sur la préparation du débarquement, son déroulement puis la bataille de Normandie
Quelques « anecdotes »
Pourquoi le choix du 6 juin à 6h ?
Pour réussir l’opération, il fallait réunir plusieurs conditions :
Une pleine lune pour permettre aux troupes aéroportées, larguées dans la nuit, avant le débarquement, de manoeuvrer :
– L’aube pour l’approche discrète et pour que les objectifs soient identifiables par la marine chargée de les bombarder
– Une marée au milieu de sa montée pour éviter les nombreux pièges installés par les Allemands sur les plages, notamment de grandes lances (« asperges »), qui devaient éventrer les embarcations et déclencher des explosifs à leur contact.
Le 5 juin semble propice. Mais ce jour-là, une tempête contrarie toute tentative. Le 6 juin, les services météo anglais prévoient une accalmie de quelques heures, un répit jugé suffisant pour lancer le Débarquement.
Comment les Comanches ont-ils participé au débarquement en Normandie ?
Chez eux, char d’assaut se dit « tortue de fer ». Une « machine à coudre » désigne une mitrailleuse et « l’oiseau » évoque un avion de guerre. Dans l’imaginaire des Comanches, peuple amérindien, l’univers militaire est imagé. C’est peut-être ce qui leur a permis de mieux tromper « l’homme blanc fou », surnom donné à Hitler.
Ils étaient 14 de la tribu Comanche à intégrer la 4e division, sous les ordres du commandant Theodore Roosevelt Junior, fils de l’ancien président américain. L’armée avait remarqué le potentiel des différents dialectes indiens dans leurs échanges codés, efficaces pour défier les soldats allemands qui n’ont jamais réussi à déchiffrer un seul de leurs messages !
Découvrez comment les Britanniques ont empêché les Allemands de préparer leur défense...
La Région Normandie a pour projet de faire reconnaître les Plages du Débarquement, Normandie 1944 au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Le dossier a été déposé en 2018.
La proposition de Valeur Universelle Exceptionnelle, notion fondamentale justifiant toute inscription au Patrimoine mondial, se définit comme suit :
Les Plages du Débarquement, Normandie 1944 gardent les traces et portent la mémoire d’un affrontement pour la liberté et la paix. Elles sont devenues un lieu de rassemblement mondial, autour d’un message universel de liberté et de paix.
Soutenez vous aussi cette démarche ici
3/ Cette semaine, voyage sur les terres du débarquement !
Si vous avez l’occasion d’aller en Normandie vous pourrez visiter :
– Le Mémorial de Caen, dont je vous avais déjà parlé dans mon message sur le 8 mai
– Les nombreux musées, cimetières et sites naturels
4/ Côté musique...
Pour illustrer ce thème, je vous propose plusieurs chansons de l’époque.
(Re)découvrez le sublime Chant des Partisans. Aussi appelé Chant de la libération, c’est l’hymne de la Résistance française durant l’Occupation. La musique, composée en 1941 sur un texte russe, est de la Française Anna Marly qui en 1940 avait quitté la France pour Londres. Les paroles originales en français ont été écrites en 1943 par Joseph Kessel et son neveu Maurice Druon qui venaient tous deux de rejoindre les Forces Françaises Libres (FFL). Ici interprété par les Stentors
Ecoutez la Marche de la 2e DB, marche officielle de la Division Leclerc, qui a notamment participé à la Libération de Paris. Composée par Victor Clowez, Maurice Leroux et André Ledur comme parolier, en 1944. Initialement destinée à être le chant du Régiment de Marche du Tchad, elle a été interprétée pour la première fois au Château de Saint-Germain-en-Laye le 11 mars 1945 en présence du général Leclerc, qui l’a adoptée comme marche officielle de sa division. Ici interprétée par la fanfare et le choeurs du 501 eme R.C.C
Un peu de jazz avec cet air de Glenn Miller, In the Mood, créé en 1938 et enregistré avec l’orchestre de forces alliées américaines en 1944
Nuages, composé en 1940 pour le Quintette du Hot Club de France par le guitariste jazz Django Reinhardt est une de ses œuvres les plus célèbres.
À la Libération, Django retrouve le violoniste Stéphane Grappelli avec lequel il improvise sur une Marseillaise « jazz » qui restera célèbre
Charles Trenet a composé Liberté, enregistrée ici le 6 Mai 1945
Comme annoncé mercredi, avec ma reprise à temps complet au CDI, c’est la fin de nos rendez-vous hebdomadaires. Je continuerai de partager avec vous les informations de la mairie, du préfet et les articles vous permettant de vous informer au mieux.
J’espère que vous continuerez tous à travailler le plus sérieusement possible, à la maison ou au collège. Bon courage à tous !
Bonne journée et bon week-end !
Prenez bien soin de vous et de vos proches !
#déconfinezentoutesécurité
Mme Debatty


