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Commémoration de l’Abolition de l’esclavage
Article mis en ligne le 5 mai 2020
dernière modification le 21 mars 2021

par Orianne Debatty

Bonjour à tous,
J’espère que êtes en forme !
Aujourd’hui, un nouveau message en lien avec l’histoire, puisque le 10 mai est le jour consacré à la commémoration de l’abolition de l’esclavage. Retour sur cette période peu glorieuse de notre histoire... Article réalisé grâce à l’encyclopédie Vikidia, très accessible pour les collégiens !

Mais avant cela, une information en complément du message d’hier : France2 propose jeudi 7 mai à 21h le documentaire Cellule de crise : L’histoire secrète de la Victoire. A retrouver ensuite sur le replay de France2. Visionnez déjà des extraitsici.

Pourquoi y a-t-il de l’esclavage ? Qu’est-ce qu’un esclave ?

L’esclavage est la condition de personnes, en général de travailleurs, qui « appartiennent » à un maître à qui ils doivent obéir. Ils lui sont soumis totalement. L’esclave est considéré comme un bien, un objet, qui peut être vendu ou acheté. 
L’esclavage a été très répandu pendant l’Antiquité, en particulier, dans l’Egypte antique, dans la Grèce antique et dans la Rome antique. Pendant les guerres, beaucoup de soldats ennemis ou de simples habitants faits prisonniers devenaient esclaves.

Il existait encore dans certaines régions de l’Europe au début du Moyen-Âge avant d’être peu à peu remplacé par le servage.

Il était pratiqué dans les civilisations arabo-musulmanes avant qu’apparaisse l’Islam qui l’a réglementé. Après les conquêtes musulmanes des 7e et 8e siècles, s’est développée la Traite orientale, un trafic d’esclaves à travers l’Océan Indien. La Traite transsaharienne, un trafic d’esclaves à travers le désert du Sahara, existait déjà depuis des millénaires.
L’esclavage s’est ensuite développé à nouveau à grande échelle sur le continent américain où il existait déjà chez les Aztèques et d’autres peuples ainsi qu’aux Caraïbes. Il a été appliqué aux populations locales, les Amérindiens, puis surtout à des Africains : dans le cadre du commerce triangulaire, ils étaient déportés en grand nombre, sur des bateaux spéciaux appelés "Négriers", pour travailler comme esclaves dans les plantations, du 16e au début du 19e siècle.

France : une abolition temporaire en 1794
En Europe, l’esclavage a été aboli par plusieurs traités ou décrets à partir du 18e siècle, en premier au Portugal, en 1761.
En France, l’égalité entre les hommes a été affirmée dans l’article premier de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 : "Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune".

Mais l’esclavage n’a pas été aboli tout de suite, une grande révolte d’esclaves a éclaté en 1791 dans la colonie de Saint-Domingue. L’esclavage y a été aboli en 1793 puis, en 1794, la Convention a décidé de proclamer son abolition en principe dans toutes les colonies françaises.

Et Napoléon a rétabli l’esclavage en 1802 pour ne pas perdre le soutien des planteurs contre les Anglais qui s’étaient ralliés à eux à la Martinique, il les a aidés à mater les révoltes d’esclaves.
Les Anglais cessèrent la traite des Noirs en 1807 et libérèrent les esclaves de leurs colonies en 1833.

L’abolition de 1848 en France
Finalement, en France, c’est seulement en 1848, à la demande de Victor Schoelcher, que fut décidée l’abolition de l’esclavage dans toutes les possessions coloniales françaises.
Nous avions déjà évoqué Schoelcher ici parmi ceux qui se sont battus pour faire changer la loi, découvrez qui était cet homme.

A l’occasion de la visite virtuelle au Louvre autour de la Figure Noire, nous avions parlé du peintre François-Auguste Biard, découvrez son tableau intitulé L’abolition de l’esclavage dans les colonies françaises, réalisé en 1849, exposé au château de Versailles.

Le cas des États-Unis
L’esclavage a été aboli aux États-Unis entre 1863 et 1865, après la guerre de Sécession. Jusque-là, il était courant dans les États du Sud où les Afro-américains vivaient comme esclaves dans les plantations. Même libérés de l’esclavage, ils continuèrent longtemps à vivre sous la dépendance des propriétaires Blancs qui les faisaient travailler. La reconnaissance de l’égalité des droits fut un long combat qui dura presque un siècle, comme nous l’avons vu dans cet article consacré aux grandes figures qui ont lutté contre la ségrégation.

En Mauritanie, l’esclavage n’a été officiellement aboli qu’en 1980.

L’esclavage aujourd’hui
Bien qu’il ne soit plus autorisé par aucun pays, l’esclavage existe cependant encore aujourd’hui dans le monde. On l’appelle l’esclavage moderne et concerne le travail clandestin (domestiques, travail d’enfant...). Ces esclaves, adultes ou enfants, doivent travailler sous les ordres d’autres individus, sans qu’on leur permette de quitter ce travail.
Cet esclavage est basé sur la pauvreté, qui conduit des personnes à s’engager ou à engager leurs enfants à travailler pour de longues durées, pour gagner de l’argent ou rembourser une dette par leur travail. Bien souvent leurs « maître » prennent leurs papiers d’identité pour s’assurer de leur totale dépendance.

Dans cet article j’avais eu l’occasion de vous parler du jeune Iqbal Masih, qui s’est battu au Pakistan contre le travail des enfants auquel il avait été lui-même soumis. Sa famille, très pauvre, a du emprunter de l’argent pour payer les médicaments de sa mère et assurer la subsistance de la famille. La dette ne cessant d’augmenter, ses parents ont vendu Iqbal, âgé de 4 ans, pour l’équivalent de 12 dollars américains afin d’aider à la rembourser. Il a travaillé dans une fabrique de briques, puis dans un atelier de tisserand à raison de 12 heures par jour, enchaîné du matin au soir. Un jour, Iqbal (9 ans) et ses camarades de misère sortent en cachette de l’usine de tapis. Durant cette fuite, il rencontre un avocat, Eshan Ullah Khan, président du Front de libération contre le travail forcé des enfants, qui ll’aide à quitter la servitude et à partir de ses 10 ans. « N’achetez pas le sang des enfants ! » est le cri que pousse Iqbal et qui va bouleverser les consciences. Il meurt assassiné le 16 avril 1995, à l’âge de 12 ans, victime de la « mafia du tapis » pakistanaise qui souhaitait à tout prix faire taire ce porte-parole embarrassant.
Un autre exemple, en France : originaire des Philippines, Zita Cabais-Obra a travaillé pendant des années comme esclave pour une riche famille à Paris. Aujourd’hui elle est libre et a créé la page Facebook et l’association ASF ASOSASYON afin d’aider les victimes d’esclavage en France et de leur donner des conseils juridiques. Elle se bat contre l’esclavage moderne.

Pour en savoir plus, découvrez :
 cette sélection de livres disponibles au CDI


 cette association pour venir en aide aux esclaves modernes


 ces épisodes consacrés à l’histoire de l’esclavage par le YouTubeur NotaBene

Prenez bien soin de vous et de vos proches !
#restezàlamaison
Mme Debatty


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